Le schéma est simple et déterminant : un dispositif électronique similaire pour un instrument joué à chacun des soliloques pour une musique directe et introspective, au gré de mes états psychiques. En l’occurrence, une lap steel guitar, une sanza électrique et une guitare basse. Trois instruments pour quatre soliloques, car ici il n’y a pas de logique numérique. La guitare basse parle seule deux fois sur la face S, et c’est ainsi. La parole est bannie. « Quatre soliloques » sans voix ni mots : le titre peut paraître paradoxal, j’en conviens. Toutefois, il aura fallu pas moins de quatre tentatives instrumentalisées pour essayer de traduire le fil de mes émotions et de mon intellect.
R.S.