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“Music of Another Present Era” (2013-16), stereo tape. Music of Another Present Era plays freely with our ability to imagine another time and culture. At the same time, it recognizes that this historical imagining is necessarily conditioned by our own time and place. We do not know exactly what ancient music sounded like, as we are left with only inaudible details such as the microtonal scales that were used. This work appropriates a number of these ancient tuning systems to create a sense of the past within our present era. While the music of ancient times can at best only be approximated, stories and myths have been passed down for generations that can further illuminate the past while still speaking to us now. These stories stimulated my musical imagination, bridging past and present, a pilgrimage through musical time and place. This is not a programmatic work, instead these stories appear in the music metaphorically. This metaphoric use of myths is so that the musical content be recognized without it being diminished or reduced, as often occurs in programmatic music in which the musical content threatens to vanish behind an unequivocal verbal interpretation. In other words, as the group of late 20th century philosophers known as Guns N’ Roses said: “use your illusion.”
“BeBop Baghdad” (2013), electric guitar, and stereo tape. Maurizio Grandinetti, electric guitar. Many guitarists cut their musical teeth via jamming. With players taking turns soloing and sensitively backing up the other soloists, it remains the ideal forum to display your chops and pick up new tricks through careful listening. BeBop Baghdad is a fantasy based on the jam session. A live guitarist solos through most of the work, while a room full of musical playmates is simulated by a pre-recorded tape part. Like in a live jam session, musical styles can quickly change on a player’s whim, and the musicians must remain alert to follow the flow. In the first half of BeBop Baghdad, the soloist is surrounded by free-jazz style reeds, winds and brass. In the second half the soloist is supported and challenged by a rhythm section that hops from a Latin music club to a Nashville Country music stage, and from a New York City jazz club to a suburban basement seething with speed metal. Surprisingly, every locale is visited by an ensemble of Arabian musicians, lending an exotic flavor and further testing the soloist’s abilities. Fortunately, our guitar hero has just returned from a tour of Iraq, where he was swinging, rocking and trilling with the locals. The recurring themes based on Arabic scales lend continuity to BeBop Baghdad through the wildly shifting scenes.
“Show Tunes in Samarian Starlight” (2012), B-flat trumpet, and stereo tape. ukasz Gothszalk, B-flat trumpet. The work plays freely with our historical imagination, specifically, our ability to imagine another time and culture. At the same time, this imagining is always conditioned by our own time. We know the microtonal scales used by many ancient cultures. However we have no idea of how they were used or what the music sounded like. Show Tunes in Samarian Starlight appropriates a number of ancient scales to create a musical fantasy of ‘show tunes’ and ‘nightclub music’ for ancient times. The work is based on the same melodies recreated in different tuning systems. These fluctuate between two musical moods — plaintive and calm, like a ballad, and energized, like a rock, swing, or Latin groove. Similarly, the structure of the work fluctuates between the microtonality of an imagined past and our modern tuning system.
“Music of Another Present Era” (2013-16), “BeBop Baghdad” (2013) avec Maurizio Grandinetti, guitare électrique, “Show Tunes in Samarian Starlight” (2012) avec ukasz Gothszalk, trompette en si bémol.
“Music of Another Present Era” (2013-16), bande stéréo. Music of Another Present Era s’amuse librement avec notre capacité à imaginer une autre ère et une autre culture. En même temps, cette œuvre reconnaît le fait que notre imagination historique est conditionnée, obligatoirement, par notre propre époque et notre situation géographique. On ne connaît pas exactement la sonorité des musiques anciennes; celles-ci nous sont connues uniquement sous forme de détails inaudibles, comme les gammes microtonales qu’elles utilisaient. La présente œuvre s’approprie quelques-uns de ces systèmes d’accord antiques dans le but de donner l’impression d’un passé dans le présent. Si on ne peut faire mieux qu’approximer la musique d’époques révolues, les histoires et les mythes de ces temps d’antan, eux, se sont transmis de génération en génération; ils éclairent le passé tout en continuant à avoir une résonnance. Ces histoires ont stimulé mon imagination musicale; elles m’ont servi de pont entre le passé et le présent, m’ouvrant la possibilité d’un pèlerinage à travers le temps et l’espace musicaux. Il ne s’agit pas d’une musique à programme; les histoires y apparaissent sous forme métaphorique. Cette utilisation métaphorique des mythes permet à la matière musicale d’être reconnue sans perdre de sa substance, comme c’est souvent le cas dans la musique à programme, où la matière musicale menace de s’effacer derrière une interprétation verbale sans équivoque. Autrement dit, et pour reprendre les mots d’un groupe de philosophes de la fin du 20e siècle connu sous le nom de Guns N’ Roses: «utilisez votre illusion».
“BeBop Baghdad” (2013), guitare électrique et bande stéréo. Maurizio Grandinetti, guitare électrique. Nombreux sont les guitaristes qui font leurs premières armes par l’entremise du «jam». Chacun fait son solo, à tour de rôle, et accompagne attentivement les autres solistes; le «jam» demeure l’occasion parfaite de déballer son savoir-faire et de capter de nouvelles idées si on sait être à l’écoute. BeBop Baghdad est une fantaisie autour de la «jam-session». Un guitariste livre des solos en temps réel à travers une bonne partie de la pièce, devant une salle pleine de comparses musicaux simulés par une bande préenregistrée. Comme dans une vraie «jam-session», le style musical peut changer sur un coup de tête d’un musicien; il faut donc demeurer à l’affût pour pouvoir suivre les autres. Dans la première moitié de BeBop Baghdad, le soliste est entouré d’anches, de vents et de cuivres de type «free jazz». Dans la seconde moitié, il est accompagné et relancé par une section rythmique qui passe d’un club de musique latino à une scène de musique country à Nashville, puis à un club de jazz new-yorkais, pour finir dans un sous-sol de banlieue saturé des sonorités du «speed metal». Étonnamment, chacun de ces endroits accueille aussi un ensemble de musiciens arabes qui ajoutent une touche exotique, ce qui met d’autant plus à l’épreuve les capacités de notre soliste. Heureusement, ce dernier revient tout juste d’une tournée en Irak, où il a «swingé», «rocké» et «trillé» avec les gens du coin. Les thèmes récurrents en modes arabes permettent de lier ensemble les décors hétéroclites de BeBop Baghdad.
“Show Tunes in Samarian Starlight” (2012), trompette en si bémol et bande stéréo. ukasz Gothszalk, trompette en si bémol. Cette pièce joue librement avec notre imagination historique, plus particulièrement avec notre capacité à imaginer une autre époque et une autre culture. Or, notre imaginaire est toujours conditionné par notre propre époque. Nous connaissons les gammes microtonales qu’utilisaient plusieurs cultures anciennes, mais nous ne savons rien de la manière dont elles étaient utilisées ou de ce à quoi ressemblait leur musique. Show Tunes in Samarian Starlight s’approprie quelques gammes anciennes pour créer une fantaisie composée de morceaux de comédie musicale et de boîtes de nuit s’adressant aux temps anciens. Les mêmes mélodies sont recréées dans divers systèmes d’accords. Elles alternent entre deux atmosphères musicales: plaintive et calme comme une ballade, dynamique comme un rock, un swing ou un rythme latino. De même, la structure de l’œuvre fluctue entre la microtonalité d’un passé imaginaire et notre système d’accord moderne.
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