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Philippe Foch joue du lithophone (des pierres !), Kasper T. Toeplitz joue de l’électronique et de la basse, et signe également la composition.
Gris est un flux marqué par l’immobilité et le contraste dynamique entre un bloc compact et mouvant issu d’une technologie actuelle et le détail rocailleux de textures ancestrales.

“GRIS c’est la rencontre. Rencontre entre les pierres, brutes, frappées ou frottées l’une contre l’autre, cet instrument avant les instruments – le lithophone -, avant toute idée de note ou d’harmonie, presque avant l’articulation, juste la poussière et l’énergie, le choc de la frappe et l’électronique, la synthèse en temps réel, des sons très bruités, ou juste des couleurs de bruit, des textures électroniques en déséquilibre constant, en perturbation permanente pourrait-on dire. Et puis la basse qui ne viendra qu’à la fin, dans la résonance quasi-infinie de cette rencontre. Rencontre avec le mouvement quasi-immobile également, puisque la pièce a été jouée – en direct, par les deux musiciens, Philippe Foch pour le lithophone, Kasper T. Toeplitz pour l’électronique live et la basse (ainsi que la composition) – pour la chorégraphie du même nom de Myriam Gourfink.
Gris c’est la poussière, celle des grosses pierres et celle des sons électroniques en instabilité, poussières de leur interactions, un pont entre la musique d’avant les notes et celle d’après.”