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“Étude IV : Points-Lignes-Paysages” (1979). Cette œuvre se présente sous la forme d’une pièce exclusivement électronique, sans envisager de configuration ultérieure avec des parties solistes (contrairement aux deux œuvres suivantes présentées dans ce CD). Elle a été réalisée par Jean-Claude Eloy en 1979 sur l’UPIC du CEMAMu à l’invitation de Iannis Xenakis, à qui l’œuvre est amicalement dédiée. L’UPIC (Unité Polyagogique Informatique du CEMAMu) est un outil électronique inventé par Iannis Xenakis pendant les années 70. C’est une interface graphique destinée à la création du son et à la composition musicale, dont la première configuration se présentait sous la forme d’une grande table graphique d’architecte équipée d’un crayon électromagnétique à bille, entouré par un ordinateur (mini-ordinateur solar 16/65 ESMS – mémoire de 32 K) et d’une console de visualisation. On pouvait ainsi dessiner à l’aide du crayon des formes aussi variées que l’imagination pouvait en inventer, en respectant les paramètres du temps (déplacements de gauche à droite) et de l’espace des fréquences (de bas en haut, des sons les plus graves vers les sons les plus aigus). Avant chaque dessin (ou pour chaque trait, ou arc – au sens architectural) on pointait successivement sur des banques appropriées : une banque de formes d’ondes et une banque d’enveloppes, qui pouvaient elles-mêmes êtres dessinées et stockées à l’avance. En accumulant les arcs, on obtenait ainsi des dessins plus ou moins complexes qui remplissaient une page, laquelle une fois terminée pouvait être calculée par l’ordinateur. Aujourd’hui, de telles opérations sont devenues courantes pour tous les adeptes de l’informatique (y compris l’informatique grand public) mais en 1979 (date à laquelle cette œuvre a été produite) de telles possibilités étaient uniques et, comme le dit Eloy “… relevaient du merveilleux pour le compositeur instrumental et orchestral que j’étais le plus souvent”.
“… d’une étoile oubliée” (1986). Partie électroacoustique seule de Sappho Hikètis. À l’origine, cette œuvre faisait partie de la production d’Anâhata, mais elle n’avait pas trouvé place dans la réalisation finale. Elle a été utilisée ensuite comme structure porteuse pour l’œuvre Sappho Hikètis, avec les parties solistes vocales spécialement composées pour Fatima Miranda et Yumi Nara. Pendant la production électroacoustique d’Anâhata, ce mixage portait le titre Indian-Plates (Plaques Indiennes). Les matériaux de base sont constitués exclusivement de sons pré-enregistrés d’instruments à percussions de métal (échantillonnés en 1984, au début de la production d’Anâhata, avec Michael W. Ranta, Asian Sound, Cologne).
“La Grande Vague…” (hommage à Hokusai) (1991). Partie électroacoustique seule de She (du cycle Gaia-Songs). Pièce conçue à l’origine pour venir se placer dans Erkos, mais non utilisée dans la réalisation finale. Elle est venue s’insérer ensuite dans le cycle Gaia-Songs, pour la quatrième pièce : She (“The consecrating mother”), d’après le poème d’Anne Sexton (partie intégrante de Two American Women) pour laquelle elle sert d’ossature de base à une partie écrite suivant la technique du chant-parlé (Sprechgesang). Pendant la production d’Erkos, ce mixage terminal portait le nom de Biwa-Tutti, en raison des nombreux sons de Biwa et de glissandi accumulés, échantillonnés au studio par Junko Ueda, interprète soliste d’Erkos. Cette pièce a été réalisée en 1990-91, au Studio Electronique du WDR (Westdeutscher Rundfunk) de Cologne.