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*** version livre + CD ***

Un livre (version française ou anglaise) autour du cycle “Chants pour l’autre moitié du ciel” avec les pièces “Butsumyôe”, “Sappho hikètis”, “Erkos”, “Galaxies”, “Gaia-songs”. Entretien, documents, fiche technique et photos. Un CD avec “Butsumyoê” et “Sappho hikètis”.

“Butsumyôe” (“La cérémonie du repentir”) (1989). Pour voix, percussions et électroacoustique. Avec Yumi Nara et Fatima Miranda, voix et percussions. Un long récit pour voix chantée, parlée, criée, modulée avec toutes sortes de techniques, ponctué par les exclamations de la voix d’accompagnement et de divers instruments à percussion utilisés par les deux chanteuses. À partir du très beau texte de Saïkaku, j’ai travaillé, dans la langue originale (japonais ancien d’Osaka), en m’efforçant de magnifier la capacité expressive de chaque mot. Il s’agit d’obliger les techniques vocales occidentales à s’élargir vers davantage de possibilités expressives : notamment dans le très difficile et riche espace situé entre le “chanté” et le “parlé”. Curieusement, la pratique récente des techniques électroacoustiques jette une lumière sur ces questions en nous obligeant à redécouvrir l’acoustique, dont la perception et la conception avait été graduellement obscurcie, standardisée et diminuée par nos certitudes culturelles.
“Sappho Hikètis” (1989). Pour voix, percussions et électroacoustique. Avec Yumi Nara et Fatima Miranda, voix. Duo vocal articulé à partir d’une pièce électroacoustique (réalisée pendant la production de Anâhata au Studio électronique du Conservatoire Sweelinck d’Amsterdam). Les matériaux de base de la partie électroacoustique sont constitués par des sons préenregistrés d’instruments à percussion de métal (échantillonnage réalisé en 1984 par Michael W. Ranta). Prosodie et technique vocale : contrairement à la pièce précédente, l’usage du texte est ici fortement éclaté, parfois en phonèmes éparpillés, intégrant également une énumération des noms des amantes les plus connues de Sappho. L’adaptation du texte (en grec moderne) est totalement libre et ne se réfère aucunement à la métrique ou aux modes musicaux dont l’usage est attribué à Sappho.