2011. Martial Bécheau est un ovni dans le paysage électroacoustique français. Plus ou moins autodidacte et complétement autoproduit, il utilise tous les possibles de l’enregistrement pour construire un univers insaissisable car fuyant et indéfini. Il n’a pas peur de la récupération et du détournement, il ne craint ni l’excès des effets, ni l’évidence magique du montage. Son travail évoque parfois les premiers grands disques du Lieutenant Caramel. Un artiste outsider comme on dit en anglais. “Entre collage et acousmatique, l’accident guette à chaque courbe du sillon, distorsion poétique, anachronisme éclatant, un voyage à deux faces, aller-aller ou retour-retour, comme on voudra.” Darby Mullins.